Mercredi 4 juillet 2007
"Finissons-en avec l'engrenage du grignotage en nous méfiant des mauvaises calories ! Des encas allégés aux remèdes qui marchent"  <---- ceux-là, ils n'ont RIEN compris au problème !

Une fois n'est pas coutume, j'ai envie cet après-midi d'évoquer un sujet féminin bien sensible mais léger à la fois ! J'ai nommé le grignotage. Vous savez, celui qui arrive lorsqu'on traîne entre son lit, son pc (les deux n'étant pas incompatibles) et la télé. Quand par courage on attrape un livre mais que l'on pique du nez dessus au bout de dix minutes, dépendant du titre. Et ... c'est là où ... il arrive !

Mes grignotages favoris sont les suivants (ils y en a beaucoup, j'en oublie peut-être ...):
- Bonbons Haribo,
- Noix de cajoux,
- Pistaches,
- Carottes crues,
- Biscuits crackers (notamment ceux  fourrés aux fromage),
- Gâteaux en tout genre,
- Fromage (camembert miam),
- Chocolat blanc
- Pain (quand je peux en avoir sous la main ... ici c'est devenu des bagels !)

Un dénominateur commun de tout ces aliments est la sensation que j'éprouve après en avoir mangé.
Tout d'abord une sensation que je vais être malade : "J'ai mal au ventre, c'est terrible, jamais je ne remangerai un paquet entier de Haribo en dix minutes ! " Résolution à chaud évidemment, donc pas valide pour la liste officielle des résolutions de la Nouvelle Année.
La seconde sensation que j'éprouve est une sorte de culpabilité : "Je ne suis déjà pas mince, alors en plus faut voir ce que je viens de grignoter ! Avec ça dans le ventre, je ne mange pas avant demain soir !"

Le grignotage arrive lorsqu'il y a ennui, désoeuvrement ... ou bien tristesse, ruminage, etc. Il faut le combattre !! C'est aussi bon pour le moral d'attaquer la racine du problème, à savoir l'inoccupation chronique ou les idées noires !

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Mercredi 4 juillet 2007
"Les Cyniques sont des gens qui disent tout haut ce que nous pensons"

J'aimerais essayer de parler de cette distinction essentielle ce soir. Le réalisme est une notion terriblement subjective; ceux qui voient le monde en bleu n'ont pas la même réalité que ceux qui le voient en noir. Non que nos yeux nous trompent sur la couleur du monde, tout cela reste mental, mais parvient à influencer nos façon de penser, à faire de nous des optimistes, des pessimistes, ou bien des rêveurs.

Le cynisme, qui est à l'origine une doctrine grecque, parle de désabusement. C'est subjectif également, mais n'est pas lié à l'humeur de la personne, plutôt à ses croyances. On évoque beaucoup la religion en terme de croyance, c'est un tort, car croire va bien au-delà. Croire, c'est avant tout avoir confiance: avoir confiance en soi, en les autres, en l'humain , plus généralement. C'est avoir su garder des illusions intactes.

C'est sûr, celui qui a tout plein d'illusions sur tout se fera traiter de naïf, voire d'idiot, tellement il sera en décalage avec le reste du monde. Il sera pourtant aussi plus à même de profiter des petites choses, et de la présence des autres autour de lui, sans voir forcément l'hypocrisie qui s'en dégage parfois. A l'opposé, celui qui n'a plus d'illusion sur rien, même sur sa propre liberté de penser, vit dans un tunnel sans lumière au bout, car il a perdu l'Espoir d'enfin apercevoir cette lanterne; il n'y croit tout simplement plus. Il voit, entend tout de manière crue, au premier degré, et pense que dans la vie tout est impossible, que personne n'a ni n'est rien; que personne n'est unique et que le monde n'est qu'une foule à la recherche d'un bonheur qui n'existe pas.

Comme il n'y a ni blanc ni noir, nous sommes tous entre ces deux extrêmes, dans des tonalités de gris diverses. Il nous appartient de vivre ensemble en harmonie, malgré ces visions du monde si différentes, ces réalités multiples faites de croyances perdues. Un petit coin de ciel bleu peut peut-être faire revenir ces illusions et les transcrire en réalité, afin de nous aider à vivre mieux avec les autres et avec soi-même. Sur le bleu et le noir, il n'y a qu'un gagnant: celui qui est heureux et le partage, pour convertir le noir en bleu.


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Mardi 3 juillet 2007
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"Le bonheur, c'est la permanence de l'éphémère"


C'est en effet cette qualité d'éphémère, qui se rapproche de la notion de rareté, qui fait toute la valeur de notre courte vie et surtout de ce qu'on en fait.  Qu'arrive-t-il lorsque les jours ne sont plus comptés? La littérature de fiction donne plusieurs exemples ...

L'immortalité apporte l'ennui et la progressive absence de désir et d'envies. Tout devient réglé au jour le jour, car on sait que demain sera similaire à aujourd'hui. Inutile de se précipiter du splendide soleil, il y en aura demain ... ou la semaine prochaine ... ou dans deux ans. Certains adjectifs cruciaux de nos jours perdent de leur sens, comme "fidèle", par exemple. On peut être fidèle à des idées, à quelqu'un pendant une vie, mais qu'en est-il lorsque la vie est éternelle. Au fond, si l'on est fidèle, c'est peut-être lié à la durée limitée de la vie; l'engagement à l'éternel semble totalement impossible à tenir. Lorsque l'on s'engage, c'est pour un temps limité ... un CDD d'une vie.

Et si tout bonheur était éphémère? Au-delà de sa durée d'une vie. Après tout, c'est peut-être la raison pour laquelle il est tant recherché (d'où la notion de rareté...). Les bonnes choses ont une fin, paraît-il. Faut-il pour autant leur courir après ou attendre q'u'il tombe du ciel parce qu'une instance supérieure aura décidé qu'on le mérite?

En rendant tout possible, l'immortalité ne rend rien possible, chacun remettant au lendemain, un peu comme le système des résolutions de fin d'année, ce qu'il souhaite améliorer en lui, ou ce qu'il souhaite réaliser. Je viens de lire cette phrase : "Perdre du temps alors qu'on en a si peu". Notre temps est compté, et c'est sûrement ce qui fait tout son intérêt ! Le meubler au mieux, trouver le bonheur prend alors tout son sens. Pourtant, chacun avance à son rythme dans ses réalisations, et il faut l'accepter. Tolérer que le temps est utilisé par chacun différemment, en fonction des priorités, qui ne sont pas les mêmes pour chacun.


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Mardi 3 juillet 2007
"Es-tu fait pour lui, es-tu fait pour moi"

Une question qui n'a pas de réponse, comme je les aime tant. A quel moment se fait le choix, sinon les premières minutes? Je ne crois pas en ces amitiés qui lentement dérivent vers l'amour; je n'y arrive pas. Je crois qu'on est juste prédestinés, et que le feeling se construit, peu à peu ... Mais qu'il y a une volonté au moins d'un côté d'aller plus loin. Sans cette volonté, je ne vois pas qui pourrais pousser l'autre dans le chaudron de ces sentiments que l'on nomme "Amour". Le fait de sauter tous les deux en même temps est à mon avis une pure utopie, qui est certes très jolie, mais peu probable ... Après, il paraît que l'inconscient créé des miracles, que les coups de foudre existent ... Je n'ai pas dû sortir quand il le fallait, en effet j'ai horreur de la pluie ... l'orage me fait peur. Peut-être est-ce cette foudre, cette perte de contrôle qui me fait peur, qui sait. Autant je sais prendre des risques dans d'autres domaines de ma vie, autant ma vie sentimentale est finalement désertée par les sentiments. Plusieurs m'ont aimée, l'un a même demandée en mariage sur une gondole, à Venise ... Mon coeur est restée tellement froid face à ces yeux qui me suppliaient d'aimer, ces larmes lorsque j'avouais que j'en étais incapable.

L'Amour demeure un mystère pour moi; est-ce ce petit pincement de coeur qu'on appelle jalousie? J'en doute; être trompée est une question d'honneur, de principe, tellement plus que de sentiments en ce qui me concerne. Cela fait mal à l'estime de soi, mais c'est aussi une occasion de fuir plus rapidement des relations qui tournent en rond, à n'en plus finir, à me donner le tourni et à me rendre triste de ne connaître cette étincelle décrite dans la littérature.

Comment savoir qui est "the One"; j'ai grandi, je sais que le prince charmant n'existe pas, ou sinon que ça n'est que pour plaquer la Cendrillon et détruire son coeur pur. De tels êtres sont à éviter absolument. J'ai eu l'occasion de faire des listes de ce que je cherche, je pêche occasionnellement sur Meetic, mais à quoi bon. Une alchimie ne se détermine que face à face, je l'ai appris il y a quelques mois, après une déception (pourquoi faut-il toujours se faire du mal pour apprendre la vie, je me le demande). Un regard, un sourire, un charme ... Je cherche toujours cet Amour.

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Mardi 3 juillet 2007
"Les vagues de l’ angoisse lentement me noient"

L'angoisse est si éloignée finalement de la notion du stress. Pour moi, elle est une vraie maladie, qui se soigne, et se guérit. Le stress, c'est tourner en rond, c'est être malade peut-être, au sujet d'un fait précis : exam, peur d'avoir commis une erreur, d'avoir perdu un papier important. Il s'agit de minutes, d'heures avant d'être enfin rassuré. De son côté, l'angoisse est un état beaucoup plus permanent, et peut-être également plus chronique, qui apparaît en crises plus ou moins fréquentes.

Ces crises font peur à ceux qui les voient; crises de larmes incontôlées, tremblements de toutes les parties du corps, un visage blême ... A la limite de l'inconscience, car on ne se souvient pas toujours de ce que l'on fait pendant ces crises, tellement on est focalisé sur un objet parfois un peu inconnu. Cela se rapproche un peu de la mélancolie, finalement, qui n'a pas d'objet précis, et qui est un état général de mal-être. La crise d'angoisse, c'est comme si le vase débordait de temps en temps de tous petits riens; et c'est pour cela que l'entourage ne la comprend pas, et est souvent incapable de l'appréhender avec calme, de même la prévoir.

C'est la principale raison pour laquelle j'avais tendance à fuir lorsque je sentais le vase déborder; partir dans une autre pièce, aller faire un tour, ... pour échapper aux regards qui te disent que tu es folle, que tu as besoin d'aide psychologique, qu'il faut t'enfermer, et tout plein d'horreurs encore. Le soutien qu'il faut est la compréhension ou un soutien. J'ai réussi à m'en sortir, petit à petit. Courage à ceux et à celles qui sont encore enlisées dans ces terribles moments ...

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Lundi 2 juillet 2007
"A funny, scientific explanation of how men and women are attracted to each other"

J'avais envie de parler d'une chose intéressante et amusante aujourd'hui, dont le thème est assez fondamental, car il souligne une fois encore les différences cruciales qui existent entre les  hommes et les femmes. La théorie ici est très différente de celle présentée dans le fameu livres "les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus", mais tout en présentant la chose d'une manière amusante et véridique. En voici un résumé ...

Dans les relations entre un homme et une femme, tout est question d'échelles. Les hommes ont une seule échelle, avec toutes les filles dessus, dans l'ordre de la plus attirante à la moins attirante à leur goût. Là où tout se complique, c'est que les femmes, elles, ont deux échelles: une pour les hommes "amis" et une pour les hommes "petits amis" ou "futur amants". En gros, lors d'une rencontre, au bout de 5 minutes la place de l'homme sur telle ou telle échelle est déjà établie, et il y aura un clash si cette position est mal comprise, dans un sens ou dans l'autre  ("ah bon, je suis sur l'échelle des amis? zut !!").

A partir de là, tout s'explique ! Vous autres hommes, si une fille ne vous aborde pas ou ne répond pas positivement, c'est soi parce que vous êtes sur l'échelle des amis, soit parce que vous n'êtes pas en position n°1 sur celles des petits amis éventuels. Par ailleurs, vous autres femmes, dans un cas similaire, on peut supposer que vous n'êtes pas n°1 sur l'échelle de l'homme que vous convoitez, ou qu'il est gay, ou que vous ne lui plaisez pas. Ca se tient, non?

La théorie en détail (mais en anglais, désolée pour les francophones!) sur le site http://www.laddertheory.com

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Lundi 2 juillet 2007
"J'entends encore l'onde sensuelle de ta bouche sur la mienne"

Après avoir lu un article sur le baiser sur le blog de Céline, je décide de m'atteler au sujet. Quoi de plus sensuel finalement que ce toucher des lèvres de deux personnes. Le dictionnaire lui-même se laisse aller au côté sensuel de la chose : "
Effleurement, attouchement par les lèvres de quelque partie d'une personne".

En fait, je pense qu'un baiser se donne en deux temps; le premier temps est lorsque les lèvres font tout simplement connaissance. Pour celui ou celle qui a la patience, c'est un moment d'extrême intimité et de complicité qui se créé entre les deux personnes. Un moment de jeu, aussi, qui n'a tellement rien à voir avec une soupe de langue digne de collégiens ignorants. Il est indispensable pour apprendre à mieux connaître l'autre, en voyant comment ses lèvres réagissent afin de se rendre compte de son désir.

Lorsque les langues se touchent le baiser prend une autre dimension, qui unifie les deux personnes. On aurait l'impression que ce deuxième temps est plus "chaleureux" que l'autre, je n'en suis pas certaine; la dimension intime reste, mais les yeux ont tendance à se fermer pour mieux profiter du moment. La vue est finalement le sens le moins sensuel de tous, notamment par rapport au toucher, qui est tellement important lors du baiser; c'est comme si elle gâchait cet instant intense, et que fermer ses yeux revenait à donner au toucher davantage de pouvoir. Se croire seuls au monde. Se trouver heureux entre des bras qui nous enlacent et qui nous protègent.

Les premiers baisers au collège furent un peu laborieux, on avait cru tout lire dans "Jeune et Jolie" sur comment tourner sa langue, dans quel sens, blabla. Ils oublient de parler du moment d'avant, où les deux personnes rougissent comme des écrevisses et se regardant. Depuis on a tous, toutes fait des progrès, pour mieux profiter de ces instants privilégiés.



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Samedi 30 juin 2007
"Je marche seule, sans témoin sans personne"

C'est quoi la solitude ? A part n'avoir personne physiquement autour de soi. Je pense que la solitude mentale fait beaucoup plus peur, et me touche bien davantage. Se sentir seule dans une pièce pleine de monde malgré des gens qui me parlent. Autant de superficialité qu'il n'est possible de voir, pas de vrai, pas de vérité; Etre seule, c'est être loin de ceux que l'on aime, ceux à qui on fait suffisament confiance pour tout leur dire. C'est n'avoir personne vers qui se tourner lorsque ça va mal. Cela fait si mal.

Au contraire, être entouré de gens à qui l'on tient permet de mieux vivre, profiter au maximum de chaque instant en leur compagnie, grandir, se confier, parler de tout et de rien, se balader ... Pas seule. Cela force à sourire et à sortir. Au lieu de se renfermer sur soi-même ou faire semblant d'être heureux parmis ces gens dont je ne connais rien et qui savent à peine mon prénom ...


Pour la solitude physique on peut donc tenter de se manger le moral en agissant comme décrit ci-dessus, et avoir ainsi une tentative de vie en société. Pour la solitude mentale il y a tout l'univers virtuel, qui permet maintenant de rester en contact avec ses amis et sa famille, et donc garder sa tête en dehors de l'eau au lieu de se noyer dans les profondeurs du désespoir de ne pouvoir parler sincèrement à personne autour de soi. On fait avec, malgré le premier geste de répulsion "c'est pas pareil"...


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Vendredi 29 juin 2007
"Et je te hais de tout mon corps"

Le titre porte à confusion ... la haine ne vient pas après la vengeance, je pense; le lien de causalité serait plutôt inversé. Même si la vengeance promet souvent un calme, un sentiment de devoir accompli que d'avoir fait partager ses souffrances, elle n'est parfois pas suffisante, et c'est là la haine va lui faire place...

La haine est tellement plus fort que toute forme du verbe "détester". Cela va au-delà de la raison, penser qu'on serait prêt à tout pour aller jusqu'à faire disparaître l'objet de cette haine de la planète; faire des choses dont on ne serait pas capable sinon. Cela met dans un état second, comme une seconde personnalité psychique le ferait. C'est peut-être là la racine du problème: attaquer la haine au sens psychologique, avec tous les moyens possibles. En effet, il n'est jamais bon de vivre avec un mini-monstre à l'intérieur de soi, qui ne souhaite que la mort d'une personne.

J'ai mal à écrire ces lignes, tant je m'y reconnais; j'aurais tout fait pour combattre cette haine qui sommeille en moi, pour finalement parvenir à vivre avec en la faisant dormir la plupart du temps. Extérioriser est la dernière chose à faire, et pourtant parfois j'aimerais hurler à l'oreille de cette personne qui a détruit ma vie tout cela ... "Comment as-tu pu faire ça, me faire si mal, briser toute une partie de moi. Toi que tout le monde a cru, toi qui as été si lâche, toi qui es monstre quelque part ou plutôt partout. Toi dont les torts ne seront jamais réparés, que rien ne pourra racheter. Toi que tout le monde aime sans savoir qui tu es vraiment, toi que tout le monde écoute sans lire entre les lignes ton hypocrisie. Toi qui m'a blessée si volontairement et sans aucune excuse. Toi qui en blessera d'autres jusqu'à la fin. Toi que je hais ..."

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Vendredi 29 juin 2007
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"Je n'ai jamais eu l'âge de raison, j'ai  toujours eu l'âge des saisons"


Y a-t-il un âge pour faire les choses? A l'aube de souffler une bougie supplémentaire, tout comme plusieurs de mes amis, je me le demande.

Un âge pour se ranger, pour mieux apparaître en société? Pour que les parents cessent de demander s'ils verront le nouvel élu de l'année pour Noël, pour avoir enfin quelqu'un à traîner lors des pots en entreprise où chacun amène fièrement sa progéniture. Se ranger serait donc se marier, avoir des enfants ... Bien sûr, qui n'a pas envie de cela? Car tout cela est synonyme de bonheur in fine et que c'est ce à quoi on aspire naturellement. Pourtant, il n'y a pas d'âge pour rencontrer quelqu'un qui répondra à cette quête parfois éternelle. Pas d'âge pour trouver le bonheur.

Essayer de rentrer dans le rang sans avoir trouvé le bonheur? Je trouve cette attitude méprisante et triste à la fois; méprisante car c'est s'agenouiller devant la société et se soumettre aux obligations 'morales' qu'elle impose aux femmes de plus de 30 ans. Triste car cela veut aussi dire que le désespoir de ne jamais trouver sa moitié a disparu, pour vouloir ne se contenter que d'un misérable quart. Faire semblant pour être plus malheureux et finir par regretter...

Il paraît qu'il y a des âges 'paliers'; les 40 ans sont les plus célèbres, supposés être l'âge de la remise en question personnelle et professionnelle. Les années d'adolescence où l'enfant grandit dans sa tête en copiant ses pairs, les 18-25 ans qui ensuite cherchent à se distinguer, à trouver leur véritable identité via les rencontres qu'ils font et leurs ambitions professionnelles. Les 40 ans sonnent le glas pour les femmes de pouvoir réaliser leur rêve de maternité ... Hé oui, il y a un âge pour faire des enfants, c'est scientifique et prouvé.

Plus sérieusement, on se trouve face à des paliers chaque jour, pas seulement la veille de son anniversaire. Chacun a ses paliers, ses obstacles difficiles à franchir et ses moments de remise en cause. Etaler sur le tapis sa vie, ce qu'elle a été, ce qu'elle sera via nos projets; Cette démarche est souvent attristante, car nous sommes d'éternels insatisfaits, et que les choix que nous avons opérés dans notre vie ont été faits au détriment d'autres. Que le recul apporte une vision peut-être plus claire de ce qui aurait dû être choisi à l'époque. Mais on ne refait pas sa vie. Il faut vivre avec nos choix et pour eux afin de s'épanouir davantage au fil de sa vie.




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