Voici une affirmation évidente, qui va de pair avec d'autres adages qui prônent le silence, ou plutôt la non-parole. Certes, en particulier face à des personnes qui elles,
savent répondre à des interrogations, admettre ne pas savoir est davantage une force qu'une faiblesse. Agir ainsi permet d'obtenir une confiance de la part des autres concernant la qualité de nos
dires.
Une connaissance s'est récemment moquée de moi après une de mes remarques; me demandant quelles étaient les origines scientiques de cette observation; A quel point celle-ci était généralisable à
l'ensemble des invididus et situations. N'a-t-on donc plus le droit de ne rien dire? Vaut-il mieux donc rester à se regarde en chiens de faïences en attendant pour aller chanter sous la pluie.
Entre argumentaire et discussion légère, je trouve que certains se prennent décidemment trop au sérieux. Or, le degré de sérieux ne se détermine pas face au sujet; on peut parler de beaucoup de
sujets avec légèreté, après tout; sans avoir besoin de table des matières ni références accréditées par le milieu.
Dans les conversations de type "sérieux", quand bien même le sujet ne serait pas notre sujet de prédilection, lancer quelques idées de novice peut avoir des bienfaits: détendre l'atmosphère,
apporter un peu d'humour à la conversation, mais aussi une vision nouvelle sur la question. Certes, partir sur des postulats faux ne peut pas aider une discussion, à moins de vouloir se lancer dans
un raisonnement par l'absurde (ce qui, sans connaître le sujet, est assez délicat). Il vaudrait mieux se réduire à quelques suppositions en les affirmant comme telles, et écouter la conversation
avec attention et intérêt, que de se lancer dans une liste sans fin d'affirmations sans fondements qui ne mènent nulle part ...