"Se vendre et s'acheter, si telle est la donne..."
Petite et légère réflexion ce soir, il est vrai liée à ce que je vis actuellement; le monde du travail est cruel. Chaque jour, je me demande combien je vaux. Selon les économistes, le salaire
reflète la valeur d'une personne sur le marché du travail. Et par conséquent, il faut toujours le justifier, encore, et toujours. Compétences, opinions, connaissances, piston; tout se mesure,
et une équation linéaire de ces diverses variables établit notre Prix. Tout cela se tient, dans la mesure où l'on comprend que les entreprises en veulent pour leur argent (on ne va pas rentrer dans
le débat des charges sociales qui pèsent sur les sociétés ...).
Mais voilà, le problème de valeur a une répercussion partout dans la vie sociale. Ainsi, sans valeur, il devient plus difficile de faire des connaissances, de changer de castes. Car s'il est vrai
que le système est encore tellement appliqué en Inde mais pas en France, les barrières chez nous sont invisibles, et peut-être donc plus frustrantes. Invisibles mais perceptibles par tous: Mieux
vaut faire demi-tour à temps et retourner dans son monde.
Qu'en est-il des amis? Sont-ils hors de ce champ "valeur"? Pas si sûr ... Vu qu'on ne rencontre que les personnes correspondant à notre "segment" et éventail de prix, il existe finalement peu
de dissymétrie dans les groupes d'amis. J'ai vu récemment un site Internet qui mesure le prix d'un être humain : http://www.humainavendre.com/ (pour la petite histoire, je coûte 5 628 700 euros;
des amateurs?). Evidemment, outre le genre et l'âge, il y a ségrégation sur la silhouette, les attitudes, les habitudes, etc. Bien qu'ironique, ce site ne fait que traduire une vérité :
Nous sommes à vendre. Et on peut aussi bien se faire acheter, mais c'est un autre débat !